les dangers de l'anorexie (suite)

Malnutrition.

Causée par la sous- ou suralimentation. Le mot malnutrition désigne un manque d'énergie, de protéines et de micronutriments (ex Vitamine A, iode et fer) soit seuls ou en combinaison. Cette carence peut avoir des effets sevères sur la santé comme (et ce ne sont pas les seuls) des infections respiratoires, des déficiences rénales, cécité, attaque cardiaque et mort

Déshydratation.

Causée par la perte ou le manque d'ingestion de fluides dans le corps. La restriction / le jeûne, le vomissement et l'abus de laxatifs sont les principales causes chez les victimes de troubles du comportement alimentaire. Les symptômes incluent des étourdissements, de la faiblesse ou des urines foncées. Elle peut mener à la déficience rénale, l'attaque cardiaque et la mort;

Déséquilibre des electrolytes.

les electrolytes sont essentiels pour la production ne "l'electricité naturelle" du corps qui régule la santé dentaire, des articulations et des os, des nerfs et des muscles, des reins et du coeur, du taux de sucre dans le sang et l'achemeninement de l'oxygène dans le sang

Lanugo.

duvet sur le visage, le dos et les bras). Il est causé par un méchanisme de protection ancestral du corps afin de maintenir la chaleur corporelle en périodes de malnutrition et de famine et des dysfonctionnemnt hormonaux qui en résultent

Oedème - gonflement des tissus mous du à une accumulation d'eau. Ce phénomène est commun au niveau des jambes et des pieds chez les personnes atteintes d'hyperphagie compulsive et dans la région abdominale ches les personnes atteintes d'anorexie et/ou de boulimie(peut être causé par l'abus de laxatifs ou de diuretiques).

Atrophie musculaire - dégénérescence des tissus musculaires et réduction de la masse musculaire due au faut que le corps se nourrit de ses propres tissus


Atteinte de la Fonction neuromusculaire - due aux carences en vitamines et minéraux (spécialement le potassium), et la malnutrition

Déchirure de l'oesophage causée par le vomissment auto-induit


Rupture gastrique.

érosion, perforation ou rupture spontanée de l'estomac


Reflux oesophagique.


Troubles du reflux acide - les aliments partiellement digérés, mélangés aux acides et aux enzymes de l'estomac, sont régurgités dans l'oesophage. Ceci peut endommager l'oesophage, le larynx et les poumons. Les risques de développement de cancer de l'oesophage et des cordes vocales est augmenté.


Insomnie - problèmes pour s'endormir et / ou rester endormi


Syndrome de fatigue chronique - Fatique chronique et invalidante due à la faibless du système immunitaire

Hyperactivité - incapacité a rester tranquille

Gonflement - du visage et des joues (suite aux vomissements)

Callosité ou blessures aux doigts - causées par l'introduction répétée des doigts dans la bouche pour se faire vomir

Basse pression sanguine, hypotension (plus fréquent chez les victimes d'anorexie et boulimie) causée par la baisse de la température corporelle, malnutrition et déshydratation. Peut causer des arythmies cardiaques, des infarctus du myocarde

Hypotension Orthostatique - Chute soudaine de la pression sanguine quand on se lève ou on se couche Les symptômes incluent des vertiges, vision troublée, évanouissemnt, palpitations cardiaques et maux de tête

Haute pression, hypertension (plus fréquent chez les victimes d'hyperphagie) Tension élevée au dessus de 140/90. Peut causer: anomalies des vaisseaux sanguins oculaires créant une trouble de la vision, grossissement anormal du muscle cardiaque, défaillance rénale et dommage cérébral.

Nombre trop bas de plaquettes ou Thrombocytopenie -
causée par des manques de vitamine B12 et acide folique ou par l'usage excessif d'alcool. C'est aussi une indication de système immunitaire déficient

Rupture des niveaux de taux de sucre dans le sang -
Pas assez de sucre dans le sang / hypoglycémie: peut indiquer de problèmes avec le foie ou les reins et peut mener à une déterioration neurologique et mentale

Diabète - trop de sucre dans le sang en résultant d'une production insuffisante d'insuline. Peut être causé par des désequilibres hormonaux, de l'hyperglycémie, ou une pancréatite chronique

Ketoacidose - Hauts niveaux d'acides dans le sang (ketones) causées par la combution des graisses par l'organisme (au lieu des sucres et des hydrates de carbone) pour fournir de l'energie. Peut resulter du jeûne, de purges répetées, de la deshydratation, de l'hypoglycemie et / ou de 'abus d'alcool. (peut aussi résulter d'un diabète non contrôlé). Peut conduire au coma et à la mort.

Deficience en fer, Anémie - empêche le transport de l'oxygène dans le sang et peut mener à de la fatique, essoufflement, infections accrues et palpitations cardiaques

Infection et insuffisance rénale - vos reins "nettoyent" les toxines de votre corps, régule la concentration d'acide et balancent l'hydratation. Les carences en vitamines , la déshydratation, l'infection et la basse tension sanguine augmentent les risques d'infection rénale et peuvent causer des dommages irréversibles

Ostéoporose - reduction des os par diminution de la masse osseuse due à la perte de calcium et des protéines osseuses, prédisposant à des fractures
Ostéoponie - masse osseuse en dessous de la moyenne indicant une carence en calcium et/ou vitamine D conduisant à l'ostéoporose.
* Les carences / désequilibres hormonaux associés avec la perte du cycle menstruel peuvent aussi accroître le risque d'ostéoporose et d'ostéoponie

Arthrite (dégénérative) - peut être causée par les déséquilibres hormonaux et des carences en vitamine ainsi que par des stress accrus au niveau des articulations chez les personnes souffrant d'hyperphagie compulsive

Syndrôme de l'articulation tempero-mandibulaire et problèmes liés à l'atm - arthrite dégénérative à l'intérieur de l'articulation mandibulaire de la mâchoire (là où la mâchoire inférieure est reliée au reste du crâne) provocant des douleurs, des maux de tête, des problèmes de mastication et de ouverture / fermeture de la bouche. Des carences en vitamines et des grincements de dents (souvent liés au stress) peuvent en être les causes.

Amenorrhée - perte du cycle menstruel (due au manque de secrétion de l'homone oestrogène par les ovaries) La perte de cycle peut aussi mlener à l'ostéoporose et à l'ostéoponie

Hématomes - Des carences en vitamines qui amoindrissent la capacité du corps à se réparer lui-même, la pression sanguine basse et une grande perte de poids peuvent mener à ces que la personne ait souvent des "bleus" qui peuvent mettre longtemps à guérir.

Problèmes dentaires, décalcification des dents, érosion de l'émail dentaire, caries, gingivite - ceci est causé par les acides et les enzymes de l'estomac (via le vomissement), par res carences de vitamine D et de Calcium, et par des désequilibres hormonaux. Peut aussi être du au manque d'exercice de mastication de certains aliments. Des problèmes dentaires peuvent parfois indiquer la présence de problèmes cardiaques.

Blocage hépatique - le rôle du foie est de purifier les cellules et d'aider à la digestion. On ne peut pas vivre sans foie. Le jeûne et les pilules à base de acetominophe (analgésiques vendus sans ordonnance) augmentent le risque d'insuffisance et de blocage hépatique. La perte du cycle menstruel, la déshydratation (les femmes risquent une trop grande concentration de fer dans le sang) et une insuffisance cardiaque chronique peuvent mener à l'insuffisance et au blocage hépatique.

Mauvaise circulation, pouls irrégulier ou ralenti, arythmies, angines, attaques cardiaques - Il y a de nombreux facteurs associés avec les comportements de troubles alimentaires qui peuvent mener à des alertes ou à des attaques cardiaques. Un arrêt cardiaque soudain put mener à des dommages irréversibles au coeur... ou à une mort instantanée. Des désequilibre des electrolytes (spécialement la carence en potassium), la déshydratation, la malnutrition, la tension basse, l'hypotension orthostatique extrême, le pouls anormalement lent, les désequilibres des electrolytes, des désequilibres hormonaux: tous posent de sérieux problèmes au coeur. La tension trop haute, l'accumulation de graisse autour du coeur, un haut taux de cholestérol, le manque d'exercice dû au manque de mobilité, le diabète et les désequilibres hormonaux peuvent aussi être de grands facteurs de risque pour le coeur.

Infertilité - c'est l'incapicité d'avoir des enfants. Causée par la perte du cycle menstruel et les désequilibres hormonaux. La malnutrition et les carences en vitamines peuvent aussi mettre en danger la possibilité de mener une grossesse à terme, et participent aussi à l'augmentation des risques de mettre au monde un enfant malformé.

Sydrôme de polycistite ovarienne - Une étude suggére la corrélation entre les TCA et la polycystite ovarienne, et que la guérison du TCA doit faire partie du traitement d'une PCO

Problèmes durant la grossesse - incluant grossesse à haut risque, fausse couche, enfant mort-né et enfants nés avec des maladies chroniques, mineures ou sévères (tous ces risques sont dus à la déshydratation, et les carences en vitamines et hormonales).

Depression - humeur changeante et depression peuvent être causés par des facteurs physiologiques comme le désequilibre des electrolytes, des carences en vitamines et hormonales, la malnutrition et la déshydratation. Vivre avec les comportements deu TCA ménera à la depression.
La depression peut aussi ramener la victime dans les cycle du TCA (ou peut avoir été initialement le problèmes qui a causé le TCA) Stress au sein de la famille, le travail ou le relations peuvent tous en être les causes. Il y a aussi un pourcentage de personnes nées avec une prédisposition à la depression, baséee sur une histoire famililale.
Peut mener au suicide

Température corporelle basse - causée par la perte de la couche isolante de graisse et par la basse tension.

Crampes, ballonements, comstipation, diarrhéen incontinence - activité intestinale augmentée ou diminuée

Ulcères peptiques - causés par des acides intestinaux, par la fumée de cigarettes et par l'abus de café ou d'alcool

Pancréatite - c'est lorsque les enzymes digestives attaquent le pancréas. Peut être causé par des traumatismes à l'estomac répétés (vomir), l'abus d'alcool et l'abus de laxatifs ou diuretique..

Difficultés digestives - une carence en enzymes digestives mène le corps à devenir incapable de digérer et d'absorber les nutriments. Ceci peut mener à des problèmes de mauvaise absorbtion, de malnutrition et de désequilibre des electrolytes

Faiblesse et Fatigue - causées par des habitudes alimentaires anarchiques, des désequilibres des electrolytes, des carences en vitamines et en minéraux, la depression, la malnutrition, des problèmes cardiaques

Convulsions - le risque accru de convulsion ches les anorexiques et les boulimiques est lié à la déshydratation. Il est aussi possible que des lésions cérebrales causées par une malnutrition de long terme et un manque d'oxygénation du cerveau puissent jouer un rôle.

Mort causé par ce qui suit, soit seul soit en combinaison: attaque cardique ou insuffisance cardiaque, insuffisance pulmonaire, hémorragie interne, infarctus, blocage rénal, blocage hépatique, pancréatite, rupture gastrique, perforation d'ulcère, depression et suicide


Source:

# Posté le samedi 03 mars 2007 14:03

Modifié le vendredi 18 mai 2007 13:36

pourcentage

pourcentage
L'anorexie touche 2 % des femmes. Ce refus de s'alimenter traduit un mal-être profond et peut avoir des conséquences dramatiques sur la santé. Comment reconnaître ce trouble du comportement alimentaire ? Quelles sont les solutions pour sortir de cette souffrance ? Le point sur un problème grave trop souvent ignoré...

De nombreux mythes et idées reçues circulent sur l'anorexie mentale. Mauvaise acceptation de soi, mésentente familiale sont les causes les plus évoquées. Dans tous les cas, l'anorexie ne doit jamais être prise à la légère : ses conséquences sur l'organisme sont souvent graves.

Et oué se sont se sont toutes ces questions que je me pose mais malgré des articles, des blogs...ya encore des questions qui restent un mystère pour moi ou comme pour vous aussi nan?

# Posté le samedi 03 mars 2007 14:37

l'anorexie et boulimie

l'anorexie et boulimie
Peu connues il y a une vingtaine d'années, l'anorexie et la boulimie sont des troubles alimentaires exprimant un mal-être et des peurs qui ne sont pas seulement reliées à l'alimentation et à l'amaigrissement.

On parle beaucoup d'anorexie dans les médias, mais attention, il y aurait deux fois plus de personnes atteintes de boulimie. Ces troubles apparaissent fréquemment à l'adolescence, période où les jeunes filles prennent conscience de leur corps dans une société obsédée par la minceur. Certains milieux, tels la danse, la mode et le cinéma, avec leurs critères particuliers de beauté et de minceur seraient aussi plus propices au développement d'un trouble alimentaire.

Bien que des hommes connaissent aussi ces troubles alimentaires, ils touchent surtout les jeunes femmes âgées entre 10 et 26 ans : un garçon pour dix filles, révèlent les statistiques.



L'
anorexie

L'anorexie est caractérisée par une perte de poids importante (pouvant aller jusqu'à 40 %) découlant d'un régime amaigrissant excessif, souvent combiné à des exercices physiques intenses et aux vomissements provoqués.

Les personne atteintes d'anorexie s'estiment grosses quand, en réalité, elles sont d'une maigreur extrême. Ainsi, elles cessent presque complètement de s'alimenter et nient l'existence de leur problème. Ce déni freine toute tentative de traitement, tant que la personne atteinte ne décidera pas de renoncer à son anorexie.

" En fait, les adolescentes anorexiques tentent de freiner leur puberté, car elles refusent de grandir ", souligne Dr Jean Wilkins, pédiatre à l'hôpital Sainte-Justine et expert reconnu mondialement sur le sujet. " Elles adoptent une conduite d'autosabotage et en ressentent un plaisir euphorique. " Un trouble de dépendance qui s'apparente à celui des toxicomanes, estime Dr Wilkins. (source : Forum, décembre 1999)

À la question " Pourquoi l'anorexie fait-elle autant de ravages chez les jeunes ? ", Dr Wilkins répond :

" C'est le prix de la performance. Ce sont des petites filles qui répondent à un vide intérieur, un grand vide. Elles ont toujours été ce que leurs parents ont voulu qu'elles soient, performantes, sages, des petites filles modèles. Puis, elles craquent et se tournent vers le contrôle alimentaire. C'est leur première réalisation personnelle et elles y excellent. Elles sont d'une grande fragilité et ont de la difficulté à gérer le stress normal de la vie. " (source : Journal de Montréal, 27 juin 2001)



L
a boulimie

À l'opposé de l'anorexie, la boulimie est un abus d'aliments, généralement suivi par des activités purgatives (vomissements provoqués, abus de laxatifs, périodes de jeûne, et parfois, exercices physiques excessifs). Ainsi, les périodes de pulsions incontrôlables sont suivies des réactions déclenchées par la peur de grossir.

La personne atteinte de boulimie est à la fois déprimée et dégoûtée de son comportement compulsif. Dans la majorité des cas, la personne atteinte se cache et vit dans la honte. La plupart des personnes atteintes hésitent à consulter un professionnel dans l'espoir de s'en sortir toutes seules.

Les personnes atteintes de boulimie peuvent avoir un poids trop faible, normal ou excessif et une même personne peut vivre successivement des périodes anorexiques et boulimiques.

Quoi faire si vous pensez que votre enfant ou une personne de votre entourage souffre d'anorexie ou de boulimie* :

Dites-lui que son état vous inquiète et que vous voulez l'aider ;
encouragez-la à consulter un professionnel. Insistez, sans toutefois la brusquer, pour qu'elle obtienne de l'aide. Par contre, si sa santé est gravement menacée, brusquez-la !
toutefois, ne la forcez pas à manger, ne cherchez pas à l'amadouer avec ses plats préférés ou des aliments riches en calories et évitez les remarques telles : " Si tu manges, tu paraîtras mieux. " " Tu parais mieux depuis que tu as repris quelques kilos ". La majorité des personnes atteintes d'anorexie ou de boulimie interprètent ces remarques ainsi : " Pour guérir, il faut que je sois grosse. " ;
rappelez-lui qu'elle n'est pas seule ;
cherchez un groupe de soutien pour vous ;
lisez sur le sujet. Plus vous en saurez sur les troubles alimentaires, plus vous pourrez aider la personne atteinte à comprendre ;
évitez les conversations portant sur la nourriture et le poids.
* adapté d'un document préparé par The National Eating Disorder



Quelques statistiques


Selon les statistiques, 5 % à 13 % des adolescents souffrent d'anorexie, et ces pourcentages augmentent chaque année. (source : Le Devoir, 20 août 2001)
Neuf personnes sur dix vivant l'anorexie sont des filles. (source : Le Devoir, 20 août 2001)
10 à 15 % des personnes atteintes d'anorexie ou de boulimie en meurent. (source : Bouchée Santé, Institut national de la nutrition, 1993)

# Posté le dimanche 04 mars 2007 07:38

...

...
Comprendre l'anorexie...

Entre fusion et rejet : paradoxe de l'anorexie et désirs inconscients.


Tout d'abord, je crois qu'il est impoortant de souligner qu'il y a, d'une part, divers degrés
« d'anorexie » . Autant « d'anorexies » que d'anorexiques. Donc pas UNE façon de se soigner – et de guérir - mais autant de façons de prendre soin de soi – et d'appréhender la maladie - que de personnes.

D'autre part qu'il y a plusieurs étapes dans la guérison. Etre guéri pour le corps hospitalier ne correspond pas toujours à un sentiment personnel de guérison.

L'entourage n'est plus inquiété, mais le malaise persiste : au pire des cas, après plusieurs « guérisons », c'est le drame final... le dénouement fatal.

On ne peut demander à un enfant de ne plus souffrir pour faire plaisir à ses parents.
Souffrir n'est pas une partie de plaisir.
La personne qui éprouve des difficultés à se nourrir souffre en général non seulement de faire souffrir. Mais aussi que sa souffrance lui soit en quelque sorte reprochée.

Enfin, la guérison doit être abordée différemment bien sûr selon les âges.
Cependant, à travers une approche sensible, je vais essayer de poser des mots sur un mal qui peine à trouver les mots pour se dire.
Tout en m'appliquant à ne pas l'enfermer dans ces mots. Mais à comprendre ce qui se joue dans l'inconscient et essaie de se dire par la difficulté à se nourrir, et la sensation de ne pas en ressentir l'utilité.
Partant du principe que tout symptôme veut dire quelque chose qui ne sait se dire autrement...le sympôme anorexique est paradoxal puisque c'est à travers l'effacement que l'anorexie s'affirme : Et l'on doit voir en cette affirmation plus un « programme de survie » et une stratégie de résistance à la souffrance, qu'une volonté de mourrir ...

On remarque que même squelettique, l'anorexique se retrouve en générale "trop grosse", comme si elle ou il (Michaux, et Kafka l'auraient «été) gênait, comme si elle ou il dérangeait, comme si, à peine existante, elle ou il craignait encore de ne pas être aimable. Comme si ayant envie de s'aimer, pour e
xister, elle se supportait mal à travers l'image (ou des détails de l'image) que le miroir lui renvoie.
On remarque aussi que le premier « miroir » est le regard maternel, et le visage que renvoie ce regard .

Tantôt admiratif, tantôt possessif... Tantôt froid, tantôt indifférent, tantôt dévorant tantôt exterminant.
Le second, à priori, étant celui du père : tantôt réconfortant, tantôt absent, tantôt friand.

On peut penser qu'un enfant qui se supporte mal a peut-être senti que sa présence était mal supportée.
Que ce qui lui était demandé, ce qui était attendu de lui, le troublait ou ne correspondait pas à ce qu'il croyait être.

La demande a pu êre abusive (il paraîtrait, selon le site AIVI, que cinquante pour cent des anorexiques ont été victimes d'inceste1). Mais par demande abusive, j'entends une demande que l'on adresse à quelqu'un qui n'est pas en mesure de satisfaire à cette demande.

Ainsi l'enfant a pu ressentir une demande, directe ou indirecte, le plus souvent tacite, comme: « soit autre que tu es » « ou autre que ce que tu aspires à être » « soit l'objet de mon désir ». Et souvent trouble est le désir.
Ainsi, l'enfant, chez qui se déclare le symptôme anorexique, est souvent un enfant écran sur qui trop de projections parentales ont été portées.

Certains signes font prendre conscience que se trame dans l'inconscient quelque chose qui cherche à se faire entendre. La souffrance étant (d'un point de vue éthymologique) ce qui est portée en dessous de la manifestation apparente, on peut se demander ce que souffrance veut dire, ce qui cherche à se faire entendre à travers ce cri du corps qui s'efface.
La maladie s'installe parfois à la faveur d'un régime amaigrissant. Le régime n'est pas la cause mais le déclencheur de ce qui couvait auparavant.
Lorsque l'on sait que des nourrissons sont anorexqiques, on peut penser qu'il ne s'agit pour eux de régimes amaigrissants ! Mais que c'est bien une mise en cause des soins (ou de l'absence de soin
s) reçus. Et une prière qui demande à être entendue.
Elle surgit le plus souvent à un moment où l'on ne peut plus s'aimer, où l'on ne se sent plus assez aimé, ou pas assezaimable. Comme s'il était impossible d'être à la place que l'on nous assignait. Comme si une souffrance, non reconnue, nous habitait, comme si les soins et l'attention qui nous étaient prodigués ne nous concernaient pas.

Difficulté à se nourrir « normalement ». Sensation de douleur et d'inassouvissement. Désir d'aimer et d'être aimable. Envie et peur de trouver plaisir. Besoin de bon. Manger à peine - manger un peu. Juste de quoi se maintenir, mais que ce peu - fasse du bien et surtout pas de mal... Dégoût irrespréssible pour certains aliments. Volonté de les éviter - pour éviter le sentiment de « basculer » de l'autre côté, éviter - surtout - le sentiment de dégoût. De l'impossible à vivre. D'une infinie douleur. Et l'amertume qui s'ensuit..

L'anorexie est ainsi une tactique d'évitements, de plus en plus nombreux, car rien ne supprime tout à fait ni la sensation d'excès ni la sensation de dégoût.
Elle ne naît pas par hasard, elle ne sort pas de nulle part.
Elle est le plus souvent révélateur d'un mal-être familial ou d'un dysfonctionnement généalogique (ou transgénérationnelle) . Et exprime la nécessité d'établir de plus justes, de plus équilibrantes, de plus saines relations.

Soigner l'anorexique revient à prendre soin de la famille qui l'abrite pour rétablir une communication brouillée par trop de drames ou de malentendus. Parfois trop de permissivité. Différentes approches peuvent permettre ce remaniement.
C'est en général quand celle-ci – la famille - refuse de se mettre en questions, de se soigner, que l'enfant disparaît.

Quand ce qui est reçu (ou ce dont on est privé) communique trop de douleur pour pouvoir être supporté sans trop faire souffrir à son tour et souffrir de se faire reprocher sa souffrance, il ne reste qu'à se se fondre dans la nature faute d'avoir pu se
dire autrement.
On ne peut prétendre « guérir » un enfant si l'on n'accepte de modifier la « nourriture » (affective et spirituelle) qu'on lui dispense en tenant compte - aussi - de ce qui nous parvient de sa volonté.

Le symptôme étant la difficulté et même l'impossiblité douloureuse de se nourrir. ... il met en scène ce qui se passe et se transmet à travers l'alimentation : celle-ci, d'abord maternelle, met en cause la mère, mais surtout les dits et les non-dits, les consentements et les dénis transmis à travers l'alimentation. Ce qui s'y traduit des liens familiaux. Avec le consentement (tacite) du père. Il peut être entendu comme une contestation du « régime de vie proposé » et l'expression d'une diffiulté à avaler certaines nourritures affectives . Comme un appel au secours – pas à n'importe quel secours - pour dire un sentiment d'abandon et de trahison, réactualisé ou exacerbé par un événement, à un moment de l'histoire qui suscite « un retour en masse du refoulé »... De l'impensé...

Il arrive que des orphelins soient anorexiques : on peut comprendre que ce n'est pas la mère - en tant que personne qui est visée par ce refus de la nourriture mais la vie qui à travers celle-ci se transmet ou ne parvient à se transmettre. Ce qui en elle porte atteinte à l'intégrité de l'enfant, ou entrave son développement et l'acquisition de son autonomie.
Disons que... c'est l'incarnation maternelle et maternante qui serait mise en cause ! (À travers la lignée maternelle et/ou paternelle)

La guérison passe d'abord par un détachement de la mère et de l'enfant, une modification en profondeur de la relation. Mais un père qui n'a su sauver l'enfant de la mère, un père qui n'a pu empêcher ce « mauvais traitement », est aussi responsable que la mère.
Ni l'un ni l'autre n'étant coupables, car eux aussi souffrants de leur empêchement...
Mais nul ne peut guérir sans retrouver en soi le GOUT de vivre. Et de quoi le soutenir. A travers un réseau qu'il sent d'abord amical
.


-_-_-_-_-_-_-

Maintenant, autour de quelques termes qui reviennent fréquemment pour décrire qui en souffre, je vais tenter d'approcher, à travers dits et non dits, quelques effets de transmission et de projections d'inconscient à inconscient ... en matière de désir.

Refus de la féminité : je pensemoins à un refus de la féminité, qu'à une difficulté à définir son identité pour devenir femme. À une difficulté à s'identifier à travers le désir maternel. La mère peinant à laisser grandir son enfant, à le voir, le regarder, l'entendre autrement que s'il était son objet. Objet de culpabilité, de désir ou d'indifférence..

Autrement dit, difficulté de grandir – de se développer - dûe à la crainte de se séparer - de « se dépareiller » d'une mère dont les « représailles » redoutables rendent la séparation d'autant plus dramatique, que des effets de trahison vécue et intériorisée compromettent l'avancée.

Le refus reste celui d'absorber « une certaine nourriture (en partie féminine, car maternelle) » et d'entrer en correspondance avec l'image sexuelle (et sexué) que mère - et père - renvoient.

Il peut s'agir aussi, dans certains cas, d'une crainte de « reproduction » (par voie sexuelle) d'une faute commise et qui a engendré ce trop de souffrance.

Mensonges et dissimulaton : on parle de dissimulation et de mensonges. Mais l'un et l'autre sont des recours pour échapper à l'attention, à la pre
ssion qu'exerce un certain style d'attentions (maternantes ou envoûtantes) quand on aurait besoin d'une autre attention (plus profonde et rassurante).

Imaginer quelqu'un de muet qui aurait une petite grippe et une hémorragie interne... Pour que l'on s'intéresse à son hémorragie interne, il peut faire semblant de ne pas avoir de grippe ... Afin de détouner l'attention portée sur celle-ci.

Le mensonge voudrait « démentir » un autre mensonge... « Je t'aime mais je ne t'aime pas, je ne t'aime pas pour ce que tu es... Pourquoi n'es-tu pas un autre... pourquoi n'es-tu pas qui tu n'es pas? »

Face à la complexité du désir maternel, entre sensation d'être mal aimé et crainte d'être dévoré, on ment, pour échapper à son emprise, tenter d'exister en dehors de son champ d'action, d'attraction ou de sensibilité. Tout en espérant l'attention paternelle.

Comment dire sans blesser sans mentir qu'un amour est empoisonné ?
Comment dire sans courir le risque d'être encore plus mal aimé (mal mené) ?

C'est un peu comme si le recours au mensonge n'était fait que pour attirer l'attention sur un mensonge plus essentiel et compromettant pour la vie.

Méfiance : Sensation d'avoir été trahie et besoin de réassurance en sont à l'origine. Il s'agirait plutôt d'extrême vigilance. Pour éviter de succomber à des nourritures qui ne conviennent pas et qu'il est vital de ne pas avaler... Blanche Neige a
succombé à la pomme. Il s'en est fallu de peu pour qu'elle ne se réveille jamais...

L'hyper contrôle permet de parer à une hyper sensibilité constitutive, une fragilité émotionnelle, qui agit comme un handicap au niveaux des rapports sociaux. L'hyper contrôle sert à parer la crainte de l'effondrement pour qui s'est senti insuffisamment étayé.

Rivalité et jalousie : L'enfant pour se sentir aimé essaie de correspondre au désir maternel complexe tout autant qu'il a besoin d'y échapper.

Souvent élevé dans le souvenir d'un être idéal, « un autre idéalisé », frère ou oncle survalorisé... défunt magnifié/jalousé, haï/aimé comparé et mis en balance (de façon inconsciente) avec cet idéal, l'enfant (qui devient anorexique) tend vers cet idéal. Et entre sous l'influence maternelle, en rivalité inconsciente avec lui. Comme pour être aussi aimable que celui qu'elle n'est pas. Qui la précède et dont elle occupe la place, et dont le souvenir hante l'esprit de celle qui lui prodigue ses soins.

La tentation de plaire, pour ne plus déplaire, pour ne plus avoir mal à travers les projections qu'il reçoit, met l'enfant en rivalité avec sa mère. Un effet de souffrance narcissique en miroir réveille en effet sa jalousie possessive, envers l'enfant devenu – pour d'autres - si aimable. Si charmant. Si attachant.

Le perfectionnisme serait làpour tenter de ne plus être un « objet reprochable » et
de gagner en reconnaissance, pour se réconforter, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur.
Tout en correspondant, par phénomènes d'imprégnation et d'identifcaton, au regard, à l'attente maternels

Têtu : Quand on a du supporter l'insupportable, il est difficile de renoncer à faire accepter l'inacceptable. Là où il y a entêtement il y aurait désir de vie.

Ambiguité sexuelle On est d'abord porté par le désir de sa mère, ou troublé par son doute... L'ambiguité et la complexité du désir maternel, dont l'enfant est l'objet l'encombre: « soit un mort, soit un garçon, pourquoi n'es-tu pas un mort, pourquoi n'es-tu pas un garçon, pourquoi n'es-tu autre que tu es »..

La mère semble oublier que l'enfant est le fruit de son désir (parfois teinté d'ambiguité) ... Et l'en laisse douter.

Agression sexuelle : L'enfant se sent objet de désir mais non reconnu à travers lui.

La relation de proximité maternelle, entre fusion et confusion, peut-être vécue (à travers un excès de sollicitations) comme une agression incestueuse, non chaste, encombrante, confusionnante. Et si il y a réelle agression sexuelle du père ou d'un membre de la famille, ou d'un étranger, il y a dégoût non pas tant du sexe que du mensonge familial et social qui dit je t'aime comme pour dire je te hais. Ou je te veux comme pour dire je te détruis. Je te garde pour te perdre. Et autorise ce qu'une société prétend interdire.


Danger, se mettre en danger


L'enfant, qui souffre d'anorexie, tout en étant à la recherche de la différence entre
ce qui lui fait du bien et ce qui lui fait du mal... a du mal à faire cette différence.
Quand on lui dit qu'il se met en danger en maigrissant, il répond « j'étais en dang
er avant de maigrir, c'est ma façon de vous le dire... » Je ne sais comment en sortir.


Distance et isolement

Il arrive que la mère surprotège son enfant, et le tienne à distance du père, car elle a eu l'occasion d'en vouloir à une figure de père. Dont elle craint l'influence, tout en lui reprochant secrètement de ne pas être là, et de ne pas avoir été là, au moment où devenant mère, elle aurait eu beoin de lui2. Il est difficile pour l'enfant de rompre l'isolement.

Ainsi, entre manque et excès.

L'anorexie serait quelque chose qui cherche à se dire comme un sentiment d'abandon et de trahison et un appel au secours du père... face à des parents souvent « impuissants », parfois permissifs , plus enfants que parents... faisant parfois l'enfant à la place de l'enfant...
Une relation maternelle abusive n'est en effet rendue possible que par l'absence de l'homme en temps que père3 et mari.
L'enfant faisant appel à lui pour échapper à l'influence d'une mère perçue, comme dangereuse, et vécu comme déliquescente, se sent troublé, lorsque, dans le regard paternel, se rencontre un séducteur. Ce regard e
st reçu comme un comme un excès, une nourriture affective déplacée.

La mélancolie maternelle a pu causer une fuite du pèr
e.
Mais les absences de celui-ci ont pu aussi provoquer la première, tout comme sa présence réelle aurait pu en éviter la reviviscence.
En matière d'anorexie on est au c½ur d'une relation.
Un père qui laisse sa femme livrée à son sentiment d'abandon, la laisse attendre de l'enfant qu'il comble ... ses propres manques.
L'enfant, qui répare la défection paternelle, tient auprès de la mère la place symbolique de l'amant, et doit être aussi bon pour elle que devrait être le père (
absent). Ce que l'enfant ressent comme un excès, qu'il n'est pas autorisé à dénoncer. Tout en ayant le sentiment de ne pas être à sa place, de manquer d'air ou d'espace.

Objet tantôt de jouissance, tantôt de convoitise, l'enfant se sent mal
exister,

Entre sentiment d'abandon, permissivité et agression parfois sexuelle, trahie ou déboussolée, elle (il) résiste à sa mère et a du mal avaler ce qu'on lui tend.

Tout cela en grande partie se joue dans l'inconscient, et pas seulement à travers l'anorexie, mais souvent de façon plus aigüe et plus radicale à travers celle-ci.

L'anorexie serait l'expressi
on tout à la fois d'un trop et d'un pas assez. Trop de désir, trop de plaisir. Trop de mère, pas assez de père.

L'impression de ne pas exister, ou d'avoir été laissé tombé4.

Cependant,

S'il y a excès de mère c'est qu'il y a en parallèle une absence physique mais surtout symbolique du père. 5...
C'est qu'il y a aussi père abandonnant, père séducteur ou pèr
e démissionnaire.
Si le comportement de la mère exclut le père, c'est que celui-ci se laisse faire.
S'il y a absence vitale de mère c'est que « mal portante » est fragilisée et, quelque part, (en son enfance et en son désir d'enfant) m
enacée.

Mère enfant mère « ailleurs » mère absente, absorbée par la rivalité6 et envahissante, mère dévorante de douleur7 mère délaissée, non secondée, abandonnée à ses doutes à sa douleur ... mère dévitalisante que l'enfant cherche à revitaliser, quand il sent qu'elle ne peut le porter seule.
D'ou mère à la fois possessive, hyper protectrice, craignant la résurgence du danger8 (prête à le reconvoquer) - permissive et rejetante. Tantôt accaparante tantôt indifférente. (Quand elle,
mère à son tour, a l'impression, par exemple, de n'avoir su échapper au (retour du) danger. Ou lors de la naissance d'un autre enfant)

Face à la place laissée vacante hier par le père, aujourd'hui par le mari absent, quand la mère n'est pas là pour l'enfant, elle demande à l'enfant d'être là pour elle, d'où la difficulté de celle-ci à s'affirmer comme personnalité séparée de sa mère – C'est en cela que l'enfant peine à grandir, et la jeune fille à devenir.

La difficulté est ainsi aussi refus de nourrir ce qui fait mal en soi. Ce qui a besoin de s'extirper pour se dire.

Il est rare que cela puisse se faire sans conflit. Dans des proportions raisonnables, celui-ci dément l'idéal et sert l'affirmation de l'identité.


Anorexie et psychanalyse.

L'expression de cette difficulté à vivre, de cette hypersensibilité, est irréductible à un quelconque ¼dipe. L'hypersensiblité de l'anorexique résiste à tout discours qui l'enferme, elle a besoin d'être comprise, acceptée pour ce qu'elle est. Entendue en tant que sujet, et non prise en tant qu'objet (de diagnostique, de jouissance, d'étude clinique...).

Si Antigone, la fille d'¼dipe en est venu à lancer son cri à travers l'histoire, c'est peut-être pour que
soit symbolisée la nécessité de la présence du père, aux côtés de la mère. En tant que « autre » et en tant que tiers. Ainsi que la nécessité de marquer une frontière entre ce qui signifie la vie et ce qui signifie la mort.

Être ou paraître, comment naître ?

L'anorexie dépasse les apparences, même si elle se joue sur l'apparence. C'est bien l'apparence de l'amour qu'elle met en questions. A travers ses jeux de miroir et de transparences.

D'objet de pl
aisir (maternel), ou de désir (paternel), elle aspire à devenir sujet désirant qui a besoin de goûter le plaisir pour ce qu'il est, non envenimé...
Sa volonté de « s'en sortir » ne passe pas par le « mieux manger » mais le « mieux se sentir » : dans sa peau, dans sa vie, dans sa famille, dans son c½ur.... De (re)trouver goût à la vie.

Il ne s'agit pas de stigmatiser les parents - nul n'est coupable de souffrir - mais d'entendre que la maladie de leur enfan
t et celle des parents.

Comment dire à une mère que ce n'est pas elle que l'on n'aime pas mais ce qu'elle nous transmet que l'on ne supporte pas ? Comment faire passer - si ce n'est par la nourriture que ce qui a été transmis a peut-être été empoisonné ?

Souvent niée, la douleur est immense, quand anorexique, on a besoin de se protéger9 contre l'indicible abandon et une essentielle vulnérabilité.

Et tandis que la maigreur réveille bien des fantômes... qu
e la naissance avait déjà reconvoqués, elle semble dire, certains jours « Aime-moi comme je suis et comme j'aimerais que tu m'aimes et non telle que je ne suis pas. Et crois moi, quand je te dis que j'ai mal, là, c'est bien là que j'ai mal, ce n'est pas pour te faire mal »

Certains parents parviennent à entendre.

Certains médecins ou psychanalystes parviennent à les aider s'ils parviennent à s'effacer derrière leur savoir pour entendre ce qui ne peut se
voir.

Ainsi, l'anorexie pose le problème de la correspondance entre désirs et responsabilité face à la transmission.

Qui en porte le symptôme ne se sent pas toujours concerné par la façon dont on en pose le problème.

J'espère, ayant été moi-même anorexique de longues années, y être un peu parvenue.

Tout est affaire de relation et d'interaction, de « transferts enfantins et de contre transferts » entre l'enfant et la mère, entre le père et l'enfant..
.


Pour conclure ;

Face à une stratégie de défense, une stratégie de survie... qui met son auteur en danger, il s'agit d'arriver à comprendre (entendre) la souffrance dont l'enfant est le dépositaire ; et pour lui, d'arriver à se déprendre, à ne plus dépendre de ce qui engendre cette souffrance . Mais à vivre avec des moyens qui ne se retourneront pas (comme certaines mères) contre lui. C'est en cela qu'il faut l'aider.
Un enfant anorexique est souvent un enfant « mal aimé ». Ce qui est difficile à concevoir et exprimer dans une société qui privilégie la défense des parents et qui favorise l'apparence au détriment de l'essence.

Lorsque la famille n'a su se remettre en questions, il reste à se soustraire seul aux soins et aux nourritures mortifères. Et faute d'avoir pu faire entendre - le passé inaperçu - qui continue à gémir dans les chairs (et à travers la chair) bien au-delà des mots, il ne reste qu'à opérer seule la séparation.

Pour parvenir à exister et aimer ailleurs.

S'affirmer autrement qu'à travers les fantômes et projections encombrants que sa présence dans une famille, dans une lignée, alimente.

# Posté le dimanche 04 mars 2007 08:10

amertume

amertume



Et oui il y a défois on aimerait ne pas être né car on se dit que sans nous la vie serait mieux, on se dit qu'on a assez fait souffrir notre famille à cause de la maladie mais c'est faux, que deviendrait notre famille si on était plus de ce monde, elle nous pleurait sans arrêt en ce disant "mais pourquoi on l'a pas aidé pourquoi on lui a pas dit qu'on l'aimait une dernière fois"...c'est facheux certe mais c'est la vérité, dans beaucoup d'articles que j'ai lu sur internet on parle de la famille comme des moins que rien qui ne fait qu'agraver la situation de leurs enfants mais il faut ce mettre à leur place aussi ce n'est pas leur faute, je c'est qu'ils veulent que leur enfant guérissent mais comme ils ne savent pas trop comment s'y prendre ils essaiyent de faire du mieux qu'ils peuvent mais arrange pas la situation, je c'est que qd on est anorexique on a besoin d'air, de passer à autre chose, en se camouflant, en ne se confiant pas à sa famille...c'est un cap bien sûr qu'il faut passer et qui est difficile c'est vrai vous vous dites "mais à quoi bon leur parler puisqu'ils me comprennent pas, ils savent pas ce que je vit" certe mais faut pas leur tourner le dos, ils veulent vous aidez mais je dois avouez que certaines fois ils ne savent pas comment s'y prendre c'est vrai, à ce moment là il faudrait qu'ils en parlent à quelqu'un pour leur donner des conseils comment agir...peut être que ca irais mieux avec leurs enfants quoique jchu pas médecin peut être que sa marche pour certains et pas pour d'autres.

Ahlàlà la vie est parfois injuste avec vous c'est dommage mais je c'est que vous allez vous rétablir il le faut pour vous et pour votre entourage!
Je pense très fort à vous même si je vous ai jamais vu et que je vous connais pas, je compatis à votre douleur.
Bisous à tout le monde.

# Posté le dimanche 04 mars 2007 08:37